FAQ santé chien et chat

Dentisterie

La mauvaise haleine, est-ce normal chez le chat et le chien ?

L’halitose ou mauvaise haleine est un motif de consultation très fréquent. Il est malheureusement souvent négligé et attribué à tort à des causes intestinales plutôt que bucco-pharyngées. Dans 85% des cas, l’halitose est due à une infection bucco-pharyngée. Les autres cas d’halitose peuvent provenir de l’air expiré (infection pulmonaire ou passage de composé volatile d’origine digestive dans le sang) ou exceptionnellement de gaz intestinaux lors d’éructation. L’halitose est un signe subjectif majeur lors d’infection bucco-dentaire et en particulier de maladie parodontale. Il ne doit pas être négligé et doit motiver une consultation chez le vétérinaire.

Les affections bucco-dentaires sont-elles douloureuses ?

La douleur est fréquemment sous estimée chez nos animaux de compagnie. Cela est souvent malheureusement le cas lors d’affections bucco-dentaires. Les mécanismes de la douleur sont chez le chat et le chien les mêmes que chez l’homme. La différence majeure est que ceux-ci ne peuvent, par défaut de parole, l’exprimer de la même façon. Les fractures dentaires récentes, les abcès dentaires, les phénomènes cavitaires (résorptions ou caries), les inflammations muqueuses (glossite, stomatite) sont des affections très douloureuses. Les manifestations cliniques de cette douleur peuvent être une agressivité, une prostration, des plaintes ou gémissements, le refus de s’alimenter voire parfois de boire. Mais avant que la douleur atteigne de tels sommets, elle est faible ou modérée. Il ne faut donc pas attendre que l’animal ne puisse plus manger correctement pour s’en préoccuper.

Quelle est l’importance des affections bucco-dentaires chez le chien et le chat ?

Une étude épidémiologique portant sur 39500 chiens et 14000 chats et recensant par classe d’âge les affections présentes (et non pas les motifs de consultation) a montré que chez le chien et le chat de plus de 7 ans, les affections bucco-dentaires sont les plus fréquemment diagnostiquées (14-20% des animaux) et sont rencontrées au moins deux fois plus souvent que n’importe quel autre problème. [Etude de l’Université du Minnesota – Mark Morris Institute].

A titre d’exemple :

  • Environ 75 % des chiens et des chats souffrent de maladie parodontale (Bell A.F., 1965 ; Verhaert 2000).
  • 60 % des chiens présentent une parodontite (Kyllar et al. 2005).
  • 80 % des chiens de petite taille de plus de 5 ans présentent une parodontite modérée à sévère, caractérisée par une destruction osseuse (Hamp, 1975)

Les dents qui bougent, est-ce normal ?

La dent est un organe vivant qui contient en son sein la pulpe dentaire (ou « nerf ») et qui est fermement attaché à l’os de la mâchoire (os alvéolaire) par un ligament parodontal. Une mobilité anormale de la dent signifie que son système d’attache (os et ligament) et/ou que sa racine ont été détruit. La cause de cette destruction est, à l’exception des accidents, presque toujours liée à une infection sévère (parodontite). Il faut donc rapidement consulter le vétérinaire pour effectuer un traitement approprié.
La perte de dents peut-elle être évitée ?

Lorsque l’infection a trop progressé et que l’os alvéolaire est détruit à plus de 75%, la dent risque de tomber. La perte d’une dent est donc un phénomène grave qui reflète une infection sévère de l’os de la mâchoire (os alvéolaire) due à la maladie parodontale. C’est également une évolution tardive de la maladie signifiant que les soins bucco-dentaires ont été négligés. Afin d’éviter d’arriver à cette extrême, il faut faire effectuer des soins bucco-dentaire par le vétérinaire et essayer, autant que faire se peut, d’instituer une hygiène bucco-dentaire régulière (massage ou brossage dentaire).

Un “détartrage”, qu’est-ce que cela signifie ?

Le terme “détartrage” est utilisé abusivement pour désigner tout traitement dentaire. En dentisterie humaine, le détartrage est effectué sur un patient qui se brosse les dents régulièrement, et de ce fait constitue une étape simple et rapide limitée à quelques accumulations de tartre sur des dents globalement saines. Chez l’animal, en l’absence d’hygiène bucco-dentaire quotidienne, l’état bucco-dentaire est nettement plus sévère ; si un détartrage supra-gingival de l’ensemble des dents est nécessaire, il n’est pas suffisant. Derrière ce terme de « détartrage » se cache en fait :

  • un diagnostic précis de l’atteinte parodontal (sondage parodontal, radiographie dentaire)
  • un diagnostic de l’atteinte dentaire (détection des cavités et résorptions dentaires)
  • un détartrage supra-gingival ultrasonique
  • un débridement sous-gingival (curetage radiculaire) ultrasonique
  • un polissage dentaire
  • des extractions dentaires
  • des actes de chirurgie parodontale,
  • etc…

Une dent est cassée, que faire ?

Toute fracture de la dent entraînant une mise à nue de la pulpe dentaire («nerf ») conduit à une infection de la dent (infection pulpaire). Cette infection, si elle n’est pas traitée, aboutit à la formation d’un abcès dentaire (« abcès apical ») qui peut conduire à la formation d’un phlegmon ou d’une fistule. La maîtrise de la chirurgie dentaire permet, comme pour l’homme, d’effectuer un traitement permettant de conserver la dent (traitement canalaire « dévitalisation »). Lorsque les dégâts initiaux sont trop importants ou lorsque l’infection n’a pas été traitée suffisamment tôt, il est parfois nécessaire d’extraire la dent.

Les infections bucco-dentaires compromettent-elles la santé de l’animal ?

Les maladies de la bouche du chien et du chat sont principalement des infections. Tant qu’un traitement n’est pas effectué, et afin de limiter la généralisation de l’infection, le système de défense de l’animal doit fournir un travail constant. A titre d’exemple, l’ensemble des dents infectées chez un chien de petite taille est équivalent à une plaie purulente de près de 15 cm² (Pavlica, 2003). Plus l’infection dure, plus les risques que le système de défense soit dépassé augmentent. L’infection chronique peut alors s’étendre localement ou à distance et provoquer des lésions au niveau des bronches et du poumon, du rein, du foie ou du cœur. Dans les conditions les pires, cela peut aboutir à une septicémie. Il est donc indispensable de traiter les problèmes dentaires chez l’animal, même vieillissant ou atteint d’autres maladies (rénale, cardiaque, respiratoire, …etc). Sinon, les conséquences seront bien pires que le traitement.

Une anesthésie générale est-elle nécessaire pour effectuer des soins dentaires ?

En dentisterie humaine, le patient doit rester allonger ou assis, immobile, sur le fauteuil dentaire, doit garder la bouche ouverte et /ou l’ouvrir et la fermer à la demande. Il est bien évident qu’il est impossible d’obtenir cette coopération de la part de l’animal. De plus, les actes de chirurgie bucco-dentaire étant douloureux (extractions, curetage radiculaire, chirurgie parodontale), il est impossible d’effectuer de tels actes avec des instruments en bouche sur un animal vigile sans risque de blessure pour l’animal et le praticien. Seule, l’anesthésie générale permet d’obtenir l’immobilisation, la déconnection et l’analgésie du patient et ainsi une intervention en toute sécurité et efficacité pour pendant des minutes ou des heures.

Faut-il avoir peur de l’anesthésie ?

L’anesthésie en médecine humaine ou vétérinaire est un acte à risque, c’est indéniable. Ce risque fait partie de la vie et n’est pas spécifique à l’anesthésie (accident de la circulation, de transport,…etc). Cependant, chez le chien ou le chat sain, le risque de décès est très faible (1 pour 1000) ; le risque peut augmenter en fonction de l’état de santé de l’animal et du type d’intervention chirurgicale. Il ne faut donc pas, par peur de l’anesthésie, reculer indéfiniment l’acte chirurgical et augmenter ainsi le risque opératoire. Afin de minimiser toute augmentation du risque, une consultation pré-anesthésique ainsi que d’éventuels examens complémentaires (analyse sanguine, radiographie, échographie, …etc) sont pratiqués. L’anesthésie est conduite avec compétence et selon les données actuelles de la science, sous surveillance continuelle de l’équipe chirurgicale.

Dermatologie

Les démangeaisons peuvent-elles être dues aux puces même si on en voit pas ?

Oui bien sûr. On voit des puces sur animal lorsque l’infestation est massive ou quand il est très malade. En effet, lors d’infestation faible ou modérée les mordillements ou le léchage éliminent les puces qu’il a dans son pelage et on ne les voit jamais. Donc lorsque qu’un chien se gratte ou se lèche beaucoup, on a encore moins de chances de voir des puces. Ainsi, chez les animaux allergiques aux puces, il est très fréquent de ne jamais les isoler. Il faut pourtant les traiter de façon rigoureuse contre les puces si l’on veut venir à bout de ces démangeaisons.

Existe-t-il des maladies de peau d’origine psychique chez le chien et le chat ?

Oui cela existe. Il s’agit le plus souvent d’activités dites de substitution. Tout comme on se ronge les ongles ou on se tortille les cheveux, le chien peut se lécher de façon répétée le poignet créant ce que l’on nomme une dermatite de léchage. Chez le chat, la langue râpeuse entraîne une fracture des poils qui donne un aspect dépilé parfois très important.

Quelles maladies de peau sont contagieuses du chien et du chat à l’homme ?

Les principales maladies contagieuses du chien et du chat à l’homme sont :

  • la teigne (le plus souvent le chat ; l’animal peut être atteints ou ne présenter aucune lésion)
  • la cheylétiellose (l’animal – lapin, chat, chien – a généralement des pellicules blanches sur le dos)
  • la gale (chien et renard ; les démangeaison sont très intenses et essentiellement localisées à la face et aux membres)Le diagnostic de ces maladies doit toujours être confirmé par un vétérinaire

Qu’est-ce que la démodécie du chien ?

La démodécie est une maladie due à un parasite appelé Demodex canis. Ce parasite est transmis durant les premiers jours de vie de la mère au chiot. La grande majorité des chiots puis des chiens adultes vivent sans aucun problème avec ce parasite caché à la base de quelques poils. Chez certains animaux aux défenses immunitaires mal adaptées, le parasite peut se développer, c’est la démodécie. Les lésions peuvent être des rougeurs, des pertes de poils diffuses ou rondes ou bien de larges placards de points noirs. Dans les cas graves l’infection de la peau est profonde et les lésions généralisées. Cette maladie nécessite une prise en charge adaptée et suivie.

Qu’est que la gale sarcoptique ?

La gale du chien n’a rien à voir avec celle de l’homme, les deux parasites sont différents. Celle du chien est provoquée par Sarcoptes scabiei, petit acarien qui creuse des galeries dans la peau. C’est une parasitose très contagieuse entre chiens, parfois contagieuse à l’homme. Les sources de contamination peuvent être les renards ou d’autres chiens (séjours en chenil par exemple). Les animaux atteints se grattent violemment la face (tour des yeux, pavillons auriculaire), les membres ou le tronc. Le traitement est aujourd’hui très simple et efficace.

L’alimentation a-t-elle une influence sur la peau ?

La peau est l’organe qui utilise le plus les nutriments apportés par l’alimentation. Par conséquent tout déséquilibre alimentaire peut se traduire par une altération de la qualité du pelage. Certains chiens ou chats peuvent en outre développer des allergies alimentaires. Ces allergies peuvent apparaître à tout âge, quelque soit le type d’aliment (croquettes ou fait maison, viande rouge ou blanche). Les symptômes de cette allergie peuvent être digestifs (selles molles) ou cutanés : urticaire, rougeurs, démangeaisons.

Quelles sont les causes de mauvaise odeur chez le chien ?

Les principales causes de mauvaise odeur sont buccales, auriculaires et cutanées. Il est donc important de bien regarder s’il n’existe pas des anomalies au niveau de la bouche et des oreilles, mais aussi de tous les plis de peau (face, base de la queue, vulve, espaces entre les doigts…). Parfois c’est une maladie de peau qui est à l’origine de la mauvaise odeur.

Un chien peut-il avoir une otite et ne pas se gratter les oreilles ?

Oui. Certains animaux tolèrent particulièrement bien l’existence d’une otite. Ce n’est pas une raison pour ne pas la traiter. Une otite débutante est plus facile à maîtriser qu’une otite ancienne.

Qu’est-ce que la dermatite atopique ?

La dermatite atopique est une maladie récurrente (chronique) caractérisée par une prédisposition à développer des allergies (aliments, acariens de la poussière de maison, pollens). Cette allergie se manifeste par des démangeaisons et des lésions au niveau de la face (lèvres, yeux, oreilles), de la région périnéale (anus, vulve), des doigts (espaces (interdigités) entre les coussinets, base des ongles) et des grands plis (ventre, aisselles). La peau lésée est très fréquemment infectée par des bactéries (staphylocoques) ou des champignons (Malassezia).

Par conséquent, le traitement d’un chien atopique repose à la fois sur le traitement de ces infections (antibiotiques, antifongiques) et sur le contrôle des allergies. On peut prévenir les rechutes ou diminuer leur importance en suivant des mesures hygiéniques rigoureuses mais assez simples : traitement anti-puces mensuel, alimentation équilibrée ou hypoallergénique, nettoyages auriculaires non-irritants, shampooings émollients toutes les deux semaines, brossages quotidiens.

Le traitement des allergies passe par la mise en œuvre de régimes hypoallergéniques, de tests allergologiques pour choisir une désensibilisation et l’utilisation de médicaments modifiant la réponse immunitaire. Les corticoïdes sont utilisés pour contrôler sur une courte période des démangeaisons trop importantes.

Les bases de cette affection étant génétiques, les chiens atopiques nécessitent des traitements à vie. Une prise en charge précoce et un traitement de fond suivi et continu permettent d’obtenir un excellent contrôle de la maladie.

Les traitements antibiotiques longs sont-ils dangereux ?

Il est fréquent de devoir utiliser des antibiotiques sur de longues périodes. Il est préférable de toujours utiliser ces traitements jusqu’à guérison, même si cela doit durer plusieurs mois, plutôt que de laisser l’animal avec une infectieux partiellement maîtrisée qui va entraîner une rechute rapide. En dehors des risques d’allergie très minimes chez le chien, cet usage au long cours est sans risque chez le chien.

Qu’est-ce qu’une pyodermite ?

Une pyodermite est une infection de la peau par des bactéries. Ces bactéries sont le plus souvent des staphylocoques qui colonisent la peau, puis le fond des follicules pileux. Les lésions provoquées par cette infection peuvent être une simple rougeur, de petits boutons rouges, des pustules ou ce que l’on nomme des collerettes épidermiques (lésions rondes parfois pigmentées en leur centre, entourées d’un lambeau de peau). Lors que l’infection est plus profonde, on peut observer des furoncles ou des lésions graves avec de larges zones purulentes et sanieuses.

Qu’est-ce qu’une dermatite à Malassezia ?

Malassezia est un champignon microscopique qui vit naturellement sur la peau et dans les oreilles des chiens. Dans certains circonstances, ils se développent de façon anormale, créant des irritations, le plus souvent au niveau des doigts et des oreilles, voire des aisselles, de l’aine ou du périnée. Les démangeaisons et l’odeur souvent fortes.

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